• Ruben Perez

Répondre à une agression

Mis à jour : 3 juin 2019

Il peut arriver qu’un membre de votre audience vous pose une question agressive.

Comment répondre à une question agressive?


Imaginons cette situation: Vous êtes co-fondateur d’une start-up proposant une application de paiement en ligne. Actuellement en période de levée de fonds, vous présentez votre produit à de potentiels investisseurs. Pendant votre speech, un membre de l’audience vous interrompt et déclare “Votre plateforme, il y en a plein comme cela, ça ne marchera jamais !”


Voyez-vous, la nature est l'être le plus sage qui habite notre Terre. Prenons donc exemple sur elle. Que ce passe-t-il lorsqu'un courant d’eau rencontre un autre courant d’eau de force égale ? Et bien, un troisième courant d’eau va se former. Or l’agression verbale, c’est le second courant d’eau, c’est à dire une force contraire à la vôtre. Vous exposez la qualité d’un produit, je vous agresserai en pointant ses défauts. Vous me dîtes ça monte, je vous dirais ça descend. Vous me dîtes chaud, je vous dirais froid.

Le courant d’eau, avant de créer un troisième courant d’eau, a rapidement jugé la force du courant contraire. C’est ce que vous devez faire. Or, comment juge-t-on quelqu'un ? En lui posant des questions. Donc posez les questions appropriées à votre agresseur afin de comprendre la force de ses arguments. Dans notre exemple, vous pourriez lui demander : “Lorsque vous me dîtes qu’il y en a plein comme cela, pourrais-je savoir à quelles plateformes faites-vous vous référence ?” ou “Avez-vous déjà utilisé une plateforme de paiement ?” etc.


A partir des informations que vous avez récoltées de ce rapide “question/réponse”, à vous de créer le troisième courant lequel se nourrit de la force des deux autres. Ainsi, vous pourriez dire : “Certes, des plateformes de paiement existent déjà, telles que celles qui ont été citées, mais elles ne possèdent par la technologie de paiement par SMS qui sera un énorme avantage dans les régions rurales et reculées que nous avons comme cible principale.


Et si un nouveau courant opposé arrive, créez un cinquième courant et ainsi de suite.


Important : L'erreur souvent commise est de directement créer le troisième courant sans passer par la case question. Vous vous lanceriez dans un bras de fer avec votre “opposant” dont vous ressortirez toujours perdant car on ne lève pas de fonds en se faisant des ennemis. La phase de questionnement permet également de montrer à l’autre que vous êtes à l’écoute de ses remarques, que vous travaillez déjà avec lui. Evidemment, ignorez sa remarque et vous pouvez être certain qu’il ne vous écoutera plus.



RUBEN PEREZ

COACH EN PRISE DE PAROLE

DE DIRIGEANTS & PROCHES ASSOCIÉS

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